vendredi 31 mars 2017

Le grand amour

Ecoutez le titre phare du nouvel album d'Albin de la Simone

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Elle ……………………………dans la forêt
Un cabanon comme elle…………………………
Elle …………………. quand elle ……………………..
Ne ……………………… jamais

Paréo noué dans le dos
Des fruits, des fleurs et des oiseaux
Le goût du sel sur la peau
Elle ………………… belle, j'…………………….. beau

Sous un baldaquin de tulle
Une bougie, un clair de lune
Nos deux corps dans une bulle
Le coeur et la fortune

On ne …………………… pas d'amour
L'amour c'est quoi ?
On ne …………………. jamais d'amour
Le grand amour ça n'…………………….. pas

Elle ............................., je l'.....................................
Elle ............................., je l'......................................
Elle .........................., je ..............................
En anglais, en javanais

Nu sous mon tablier je revivais
Abandonné sous les baisers parfumés

refrain

C'........................... l'amour je m'y connais
Jusqu'à ce jour de fin juillet
Elle .................................., mais je ...............................
Le vent ....................................... tourné

Affolé par l'épouvantail
De quelle erreur monumentale
L'amour, le vrai, le beau
S'était barré au galop




Réponses : dormait disait dormait voulait travaillait était étais parlait (2x) existait fumait embrassais cuisinait enlaçais dansait chantais était souriait devinais avait



lundi 27 mars 2017

Petit Pays

Gael Faye a obtenu le prix Goncourt des Lycéens pour son roman "Petit Pays". Il y parle de l'enfance, du Burundi, de l'irruption de la violence dans le cocon de la famille et des amis.
Mais il est aussi rappeur. Voici le clip de "Petit Pays". 



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Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya
Warapfunywe ntiwapfuye
Waragowe ntiwagoka
Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya

Une feuille et un stylo apaisent mes délires d'insomniaque
Loin dans mon exil, petit pays d'Afrique des Grands Lacs
Remémorer ma vie naguère avant la guerre
Trimant pour me rappeler mes sensations sans rapatriement
Petit pays je t'envoie cette carte postale
Ma rose, mon pétale, mon cristal, ma terre natale
Ça fait longtemps les jardins de bougainvilliers
Souvenirs renfermés dans la poussière d'un bouquin plié
Sous le soleil, les toits de tôles scintillent
Les paysans défrichent la terre en mettant l'feu sur des brindilles
Voyez mon existence avait bien commencé
J'aimerais recommencer depuis l'début, mais tu sais comment c'est
Et nous voilà perdus dans les rues de Saint-Denis
Avant qu'on soit séniles on ira vivre à Gisenyi
On fera trembler le sol comme les grondements de nos volcans
Alors petit pays, loin de la guerre on s'envole quand ?

Petit bout d'Afrique perché en altitude
Je doute de mes amours, tu resteras ma certitude
Réputation recouverte d'un linceul
Petit pays, pendant trois mois, tout l'monde t'a laissé seul
J'avoue j'ai plaidé coupable de vous haïr
Quand tous les projecteurs étaient tournés vers le Zaïre
Il fallait reconstruire mon p'tit pays sur des ossements
Des fosses communes et puis nos cauchemars incessants
Petit pays : te faire sourire sera ma rédemption
Je t'offrirai ma vie, à commencer par cette chanson
L'écriture m'a soigné quand je partais en vrille
Seulement laisse-moi pleurer quand arrivera ce maudit mois d'avril
Tu m'as appris le pardon pour que je fasse peau neuve
Petit pays dans l'ombre le diable continue ses manœuvres
Tu veux vivre malgré les cauchemars qui te hantent
Je suis semence d'exil d'un résidu d'étoile filante

Un soir d'amertume, entre le suicide et le meurtre
J'ai gribouillé ces quelques phrases de la pointe neutre de mon feutre
J'ai passé l'âge des pamphlets quand on s'encanaille
J'connais qu'l'amour et la crainte que celui-ci s'en aille
J'ai rêvé trop longtemps d'silence et d'aurore boréale
À force d'être trop sage j'me suis pendu avec mon auréole
J'ai gribouillé des textes pour m'expliquer mes peines
Bujumbura, t'es ma luciole dans mon errance européenne
Je suis né y'a longtemps un mois d'août
Et depuis dans ma tête c'est tous les jours la saison des doutes
Je me navre et je cherche un havre de paix
Quand l'Afrique se transforme en cadavre
Les époques ça meurt comme les amours
Man j'ai plus de sommeil et je veille comme un zamu
Laissez-moi vivre, parole de misanthrope
Citez m'en un seul de rêve qui soit allé jusqu'au bout du sien propre


Petit pays
Quand tu pleures, je pleure
Quand tu ris, je ris
Quand tu meurs, je meurs
Quand tu vis, je vis
Petit pays, je saigne de tes blessures
Petit pays, je t'aime, ça j'en suis sûr

mardi 7 mars 2017

Le prénom

Après l'Atelier  Les coulisses du théâtre (Ceci n'est pas un cours), animé par Claire, vous pourrez manger français et voir le spectacle !


C.R.

Quand ? Vendredi 17 mars à partir de 18h00
Où ?  Teatro Astra Via Rosolino Pilo, 6, 10143 Turin
Inscrivez-vous !
Voici la bande-annonce du film Le Prénom, sorti en 2012, et qui a eu un grand succès 
(en plus des Césars pour la meilleure actrice 
et le meilleur acteur pour les seconds rôles) 
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mercredi 1 mars 2017

Soirée française



Quand le cours de français s'invite à une soirée fondue bourguignonne!! 😍



Affichage de image1.png en cours...


Et même une soirée dansante!
Commentaire des participants : "super, à refaire!"


mardi 31 janvier 2017

A la manière de Boris Vian

Après "Ceci n'est pas un cours" sur Boris Vian, voici les productions de nos chères participantes.
Bonne lecture à tous

Voyage
Toi et moi, nous allons, partons, voyageons, 
visitons des villes, remarquons dans notre passage 
des arbres verts, des fleurs jaunes, 
des fleurs qui fleurissent qui s’accrochent aux palais
Nous partons en voiture, 
une voiture qui hurle son désir de vacances et de soleil et de ciel
et moi, je hurle mon désir de te voir vivante, en santé,
pâle dorée, rose comme les roses
Il y a tant de choses à voir dans nos vies, dans ce voyage,
des caraboutis, des violettines, des acacias,
des fleurs noires et blanches bossues
que je te donnerai pour notre mariage
Regarde au coin de la rue
il y a des petits animaux qui te regardent, qui rigolent,
qui te donnent une bague, qui t’attendent quand on rentrera chez nous
Mais tu mourras, t’as mal au coeur, et moi avec toi, 
ma douce Clémentine, toujours clémente et souriante
Francesca
 
Je voudrais pas crever
Je voudrais pas crever
avant d’avoir appris
à nager loin de la plage
Avant d’avoir vu
le bleu
le violet
le noir
de la mer profonde
Sans avoir connu
un vrai écrivain,
raté un train
un avion
un rendez-vous
qui m’empêcherait
de dormir tranquille
de ce moment
en avant.
Sans qu’on ait inventé
la voiture à l’eau potable
la journée de quarante heures
les élèves qui ont envie d’étudier.
Je voudrais pas mourir
avant ma mère
ni après mes enfants
à l’étranger
en solitude.
Je voudrais pas oublier
avant de mourir
le parfum des fleurs
la souplesse de l’oreiller
la chaleur de la cheminée
le soleil à la montagne
faire du ski et tomber
rire comme des fous.
Tout cela je voudrais faire
avant de mourir.
Mais surtout je voudrais pas crever
avant d’avoir vécu
Je voudrais pas crever
avant d’avoir connu
la beauté de la vie
Grazia 
 
 
 Je voudrais pas crever
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir fait le tour du monde
En découvrant toutes les cultures
En entendant plusieurs langues
Je voudrais pas crever
Sans avoir essayé de porter une robe de soie noir
Pour une fete de reve
Je voudrais pas finir
Sans connaitre un prince charmat
Qui me tienne dans ses bras
En chuchoutant des mots doux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé des journées de 30 heures
La fin de la guerre
Tous les malades guéris
Et tant des trucs encore
Et moi je vois la fin qui arrive
M'importe loin en silence.
Une élève de l'atelier
 
Le fleuve  coulait tranquillement, la superficie de l'eau était lisse comme l'huile. Les oiseaux chantaient sur les arbres qui se penchaient paresseux sur la pelouse. Deux petits poussins se promenaient sur l'herbe en jouant heureux.
Mais sous l'eau, c'était l'enfer! Les poissons se battaient les uns contre les autres, ils se tiraient dessus avec des fusils, les plus petits et audacieux mangeaient les plys grands après les avoir bauttus en duel. Les crevette criaient, les homards pleuraient, les moules se cachaient à l'intérieur de leur petite maison noire. C'était vraiment la fin du monde!
En même temps, des hommes-poissons rouges nageaient dans une boule ronde, immobiles, statiques, les yeux vides, sans désirs ni idées, comme des robots, sans imagination, sans joie de vivre.
Paola
 
Merci à toutes pour votre participation